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Attaque au couteau à la préfecture de Paris Il y a eu « évidemment des failles », déclare Christophe Castaner

Jane Jane Temps de lecture 2 minutes
Attaque au couteau à la préfecture de Paris  Il y a eu « évidemment des failles », déclare Christophe Castaner
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Christophe Castaner Christophe Castaner — CELINE BREGAND/SIPA

Interrogé ce dimanche par TF1, Christophe Castaner est revenu sur l’attaque à la préfecture de police de Paris ayant fait cinq morts, dont l’assaillant, jeudi.

Il a déclaré qu’il y avait eu « évidemment des failles, un dysfonctionnement. L’enquête et la justice devront permettre de l’établir (…) s’il y a eu des fautes, nous les corrigerons et s’il y a eu des erreurs, il y aura des sanctions ».

« Aucun signe n’était apparu dans le dossier administratif »

Critiqué pour avoir affirmé jeudi, quelques heures après l’attaque, que l’assaillant n’avait « jamais présenté de difficultés comportementales » ni le « moindre signe d’alerte », Christophe Castaner a tenté de se justifier dimanche. Interrogé sur le profil de l’assaillant, le ministre de l’Intérieur a répondu : « Cet homme ne s’est pas caché de s’être converti et d’être musulman. Mais ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est terroriste. »

Aucun signe n’était apparu dans le dossier administratif de cet individu, laissant penser qu’il s’était radicalisé, et j’insiste sur cela. » Le ministre a toutefois reconnu que deux des collègues de l’assaillant avaient fait état, en juillet 2015 « d’un comportement anormal et d’une altercation suite à l’attentat de Charlie Hebdo ». Un policier en charge de la radicalisation avait alors rencontré les collègues de Mickaël H. et leur avait demandé « expressément s’ils voulaient faire un signalement administratif. Ils auraient, selon les informations qui m’ont été communiquées, décidé de ne pas faire de signalement. Si ces faits sont confirmés, le dysfonctionnement se fait à ce moment-là », selon le ministre.

La question de sa démission « ne se pose pas »

« Je suis affirmatif dans le fait qu’aucun signe n’était apparu dans le dossier administratif de l’individu qui laissent penser qu’il puisse être radicalisé. Je vous le redis et je le dis hélas car si un signe était apparu, peut-être aurions nous pu éviter cela », a déclaré le ministre, dénonçant le « procès politique » instruit par ceux qui réclament sa démission ou dénoncent son incompétence.

Il rajoute que pour le moment « aucune hypothèse n’est pour le moment écartée » quant aux motifs de l’attaque. Interrogé sur une possible démission, demandée par plusieurs membres de l’opposition, le ministre a répondu : « Non, la question ne se pose pas. »

Jane
Édité par Jane
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